Réforme de l'adoption : ce que prévoit la loi

    Réforme de l'adoption : ce que prévoit la loi

    Publié le 23 février 2022 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

     

    Publiée au Journal officiel du 22 février 2022, la loi visant à réformer l'adoption ouvre l'adoption aux couples non mariés, réduit la durée de vie commune du couple adoptant à un an, abaisse l'âge minimum du parent adoptant à 26 ans, valorise l'adoption simple, renforce le statut des pupilles de l’État, assouplit le recours au congé d'adoption... Service-Public.fr fait le point sur ce que prévoit la loi visant à réformer l'adoption.

    La loi du 21 février 2022 visant à réformer l'adoption a été publiée le 22 février au Journal officiel. Elle poursuit trois objectifs principaux : rendre plus d'enfants adoptables, sécuriser les parcours pour garantir le respect des droits des enfants et simplifier les démarches pour les parents adoptants. La loi donne une nouvelle définition de l'adoption simple et de l'adoption internationale, elle assouplit les conditions de l'adoption plénière et renforce le statut des pupilles de l’État.

    Nouvelle définition de l'adoption simple

    L'article 1er de la loi visant à réformer l'adoption valorise l'adoption simple et modifie l'article 364 du Code civil ainsi : « l'adoption simple confère à l'adopté une filiation qui s'ajoute à sa filiation d'origine. L'adopté conserve ses droits dans sa famille d'origine ».

    À la différence de l'adoption plénière, l'adoption simple ne rompt pas les liens de filiation de l'enfant avec ses parents biologiques, la filiation avec les parents adoptifs qui sont seuls titulaires de l'autorité parentale est ajoutée mais pas substituée. 

    Adoption plénière

    La loi assouplit les conditions relatives aux adoptions plénières :

    • ouverture du droit d'adopter aux couples non mariés : concubins ou couples unis par un PACS. Auparavant, seuls les couples mariés et les célibataires pouvaient adopter ;
    • abaissement de la durée de communauté de vie requise pour adopter, qui passe de deux ans à un an ;
    • abaissement de l'âge minimal requis pour adopter, qui passe de 28 à 26 ans ;
    • possibilité pour les couples de femmes ayant eu recours à une procréation médicalement assistée (PMA) à l'étranger d'adopter l'enfant, même après une séparation et même pour la mère non biologique ;
    • possibilité pour les enfants de plus de 15 ans d'être adoptés de façon plénière, en particulier par le conjoint de l'un des parents, et pour les pupilles de l'État, lorsqu'ils sont reconnus délaissés tardivement ;
    • possibilité d'adoption plénière jusqu'à 21 ans ;
    • élargissement des possibilités pour le tribunal, si c'est dans l'intérêt de l'enfant, de prononcer l'adoption d'un mineur âgé de plus de 13 ans ou d'un majeur protégé hors d'état d'y consentir personnellement ;
    • mise en place d'une préparation des candidats à l'adoption aux enjeux de l'adoption et aux besoins des enfants adoptables. Les modalités d'accompagnement et de soutien des parents adoptants sont étoffées et renforcées ;
    • sécurisation de la période de placement de l'enfant en vue de l'adoption : les futurs adoptants peuvent réaliser, pendant cette période, les actes usuels de l'autorité parentale ;
    • assouplissement des modalités de recours au congé adoption, allongé de 10 à 16 semaines par la loi de financement pour la sécurité sociale de 2021 ;
    • définition de l'agrément précisé : il a pour finalité l'intérêt des enfants qui peuvent être adoptés. Il est délivré lorsque la personne candidate à l'adoption est en capacité de répondre à leurs besoins fondamentaux, physiques, intellectuels, sociaux et affectifs.

    En revanche, la loi interdit les adoptions entre ascendants et descendants en ligne directe, et celles entre frères et sœurs. Une nouvelle condition pour la délivrance de l''agrément en vue de l'adoption est instaurée : un écart d'âge maximum de 50 ans entre les adoptants et l'adopté, sauf en cas d'adoption de l'enfant du couple.

     

    Renforcement du statut des pupilles de l'État

    Le statut des pupilles de l’État est amélioré avec la mise en place d'un bilan médical, social et psychologique obligatoire pour l'enfant dès son entrée dans le statut de pupille, le recueil systématique du consentement du mineur âgé de plus de 13 ans en matière de changement de prénom et son information obligatoire de toute décision prise à son égard.

    La loi prévoit l'admission de tous les enfants nés en France, qui remplissent les conditions légales pour le devenir, dans le statut de protection des pupilles de l'État.

    Un accompagnement obligatoire pour les pupilles de l'État placés en vue d'adoption et pour les enfants nés à l'étranger pendant une période d'un an à compter de leur adoption est institué.

    La loi améliore également le fonctionnement des conseils de famille, organe chargé de la tutelle des pupilles de l'État avec le représentant de l'État dans le département.

     

     Adoption internationale
     

    La loi définit l'adoption internationale, l'adoption est internationale :

    Lorsqu'un mineur résidant habituellement dans un État étranger a été, est ou doit être déplacé, dans le cadre de son adoption, vers la France, où résident habituellement les adoptants.

    Lorsqu'un mineur résidant habituellement en France a été, est ou doit être déplacé, dans le cadre de son adoption, vers un État étranger, où résident habituellement les adoptants.

    La loi supprime donc toute référence à la nationalité de l'enfant ou à celle des adoptants.

    Enfin, le texte précise que pour adopter un mineur résidant habituellement à l'étranger, les bénéficiaires d'un agrément en vue de l'adoption résidant habituellement en France doivent être accompagnées par un organisme autorisé ou par l'Agence française de l'adoption.

    Pour en savoir plus :

    Communiqué de presse UNAF - Campagne Présidentielle : 15 propositions pour donner confiance aux familles


    Campagne Présidentielle : 15 propositions pour donner confiance aux familles

    Illustration article

    Pour un Français sur deux, la famille a une place plus importante qu’avant la crise sanitaire. A l’occasion de la campagne électorale, l’Unaf demande que la politique familiale soit inscrite parmi les priorités du prochain quinquennat et présente ses 15 propositions pour donner confiance.
    Les familles, un investissement d’avenir

    Les jeunes plébiscitent la valeur famille : trois jeunes sur quatre se disent prêts à « risquer leur vie » pour elle, et c’est vers elle qu’ils se tournent en priorité en cas de difficulté. Les familles sont un facteur d’unité de notre société fragmentée, elles sont porteuses d’espoir.
    Pour assumer leurs responsabilités, les familles ont besoin de soutien

    Besoin de temps, d’aides financières, de services, d’accompagnement, d’emplois compatibles avec la vie de famille, de logement décent... les familles ont besoin de confiance en l’avenir. Les reculs enregistrés en matière de politique familiale sur la dernière décennie ont pu contribuer à une perte de confiance dans l’engagement des politiques publiques et à la baisse significative de la fécondité que l’on a constatée. Au-delà de l’enjeu démographique, l’Unaf réaffirme qu’il faut donner confiance aux familles. L’équilibre de notre société et, à terme, le maintien du contrat social, en dépendent.
    Améliorer les politiques publiques en direction des familles

    La politique familiale mérite d’être inscrite parmi les priorités du prochain quinquennat et dotée d’un financement garanti. L’Unaf fait 15 propositions concrètes d’amélioration des politiques publiques en direction des familles autour de 4 enjeux stratégiques :

    La conciliation vie familiale-vie professionnelle pour favoriser l’emploi des parents ;
    L’amélioration du niveau de vie des familles avec enfants ;
    Le soutien aux parents pour mieux protéger les enfants ;
    La promotion des solidarités familiales.

    Ces propositions ont vocation à animer le débat public, ainsi que les échanges avec les candidats et leurs équipes. Elles sont présentées dans un site dédié www.familles2022.fr qui comportera aussi un comparateur des projets des candidats sur ces 4 enjeux, dans le but d’aider les familles à décrypter les programmes sur les questions familiales.

    CP-04-presidentielle-donner-confiance.pdf
    PDF - 148.7 ko

    L'Union nationale des associations familiales, institution engagée avec et pour les familles depuis 1945 est l’expert des réalités de vie des familles. Reconnue d’intérêt général, elle est le porte-parole officiel des familles auprès des pouvoirs publics. Elle représente et soutient les 18 millions de familles vivant sur le territoire français et défend leurs intérêts. Pluraliste, elle regroupe 70 mouvements familiaux et 6 000 associations familiales d’une grande diversité. Elle anime le réseau des Udaf et Uraf qui mènent des missions de représentation et de services aux familles dans chaque département et dans chaque région. www.unaf.fr

     

     

     

    Présidentielle 2022 : le réseau UNIOPSS-URIOPSS plaide pour un modèle social solidaire renouvelé

    Présidentielle 2022 : le réseau UNIOPSS-URIOPSS plaide pour un modèle social solidaire renouvelé

    A l’occasion des élections 2022, nous avons fait le choix d’interpeller les candidats à la Présidentielle à travers un projet global, dont la vocation est de servir de boussole pour le nouveau quinquennat. Ce plaidoyer est guidé par le vivre ensemble, l’attention aux plus précaires, en favorisant les conditions d’un juste équilibre entre l’économie, l’environnement et le social.

    Au regard des enjeux actuels liés au devenir de modèle social, il nous est apparu essentiel de faire le constat des défis qui mettent en danger ce socle de notre pacte républicain et des tensions qui en découlent dans l’exercice quotidien de la solidarité : tensions autour du rôle de l’accompagnement social, tensions autour des lieux de décisions avec le maillage territorial, tensions autour de la participation des citoyens et du rôle des corps intermédiaires, tensions dans le lien entre économie, social et environnement.

    Mais aussi, et surtout, fort de notre histoire et de nos valeurs, nous tenons à rappeler, à travers des propositions, les lignes  indispensables à la continuité d’un modèle solidaire et les évolutions essentielles à son renouveau.

    Ce document, qui propose une vision d’ensemble et des pistes pour l’avenir, sera adressé dans les prochains jours aux candidats à l’élection présidentielle. Ces derniers seront interpellés plus particulièrement sur six thématiques : l’inclusion, l’attractivité des métiers du soin et de l’accompagnement, le grand âge, la précarité des jeunes, l’accès aux droits et à la santé, sans oublier le dialogue entre associations et pouvoirs publics.

    Les réponses des candidats seront analysées et débattues lors d’une émission spéciale consacrée au projet de l’UNIOPSS et diffusée en direct le lundi 21 mars à 14 h sur Solidarités TV, la web-TV du réseau UNIOPSS-URIOPSS.

    Accéder au plaidoyer

     

    Ce plaidoyer est le fruit d’un travail des commissions, des administrateurs, des adhérents nationaux de l’UNIOPSS et des URIOPSS.

    Enfance et numérique : les parents ont besoin d’accompagnement

    Enfance et numérique : les parents ont besoin d’accompagnement

     

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    A l’occasion du Safer Internet Day, l’Unaf publie son étude conjointe « Parents, enfants et numérique et rappelle son implication pour accompagner les parents sur les enjeux numériques. »

     

    Afin d’observer et décrypter les impacts de la pandémie sur les usages et l’accompagnement au numérique au sein des familles, l’Unaf a publié en partenariat avec l’Observatoire de la Parentalité et de l’Education Numérique (Open) cette étude Ipsos réalisée avec le soutien de Google. Pour l’Unaf, cette étude démontre un réel besoin de soutien de la part des parents qui se sentent dépassés.

    Publication de l’étude exclusive «  PARENTS, ENFANTS & NUMÉRIQUE  »

    Afin d’observer et décrypter les impacts de la pandémie sur les usages et l’accompagnement au numérique au sein des familles, l’Unaf publie en partenariat avec l’Observatoire de la Parentalité et de l’Education Numérique (Open) cette étude Ipsos réalisée avec le soutien de Google. Pour l’Unaf, cette étude démontre un réel besoin de soutien de la part des parents qui se sentent dépassés.

    Lien vers l’étude

    • La crise sanitaire a accéléré la croissance du temps d’écran au sein des familles  : 44 % des parents déclarent que leur consommation d’écrans a augmenté et 53 % pour les enfants. Les parents comme les enfants estiment passer trop de temps devant leurs écrans : 77 % pour les parents contre 62% pour les enfants.
    • Les parents méconnaissent et sous-estiment les activités numériques de leurs enfants notamment sur l’utilisation des réseaux sociaux.
    • Les parents évoquent des risques liés aux pratiques numériques de leurs enfants (dépendance 51 %, cyberharcèlement : 49 % et mise en contact avec des inconnus 43 %) alors que les enfants expriment des risques sur leur santé (maux de tête : 43%, difficultés d’endormissement : 42 %, passivité : 39 %)  
    • Le dialogue avec les enfants sur leurs pratiques numériques, quoiqu’en augmentation, reste encore insuffisant puisqu’il ne concerne qu’un parent sur 4.
    • Les parents ont besoin d’accompagnement sur les usages numériques des enfants. Ils sont, en effet, 46 % à se sentir pas ou pas suffisamment accompagnés.

    Animation du comité d’expert des Campus de la parentalité

    L’Unaf a été choisie par l’Etat pour piloter le comité d’experts des campus de la Parentalité lancé ce jour par Adrien Taquet. L’Unaf a également largement contribué à la mise en place du 2nd volet du site Je protège mon enfant, portail unique d’informations sur la parentalité numérique, déclinaison du campus en ligne et en accès libre, continu et gratuit. Lien vers le CP du Gouvernement

    Information continue des parents sur les jeux et les écrans

    Afin d’alimenter ces dispositifs et de participer au déploiement d’actions sur le terrain, notamment via son réseau d’associations, l’Unaf poursuit le développement et le déploiement de ressources à destination des parents et des professionnels à travers notamment l’animation :
    • du site internet www.mon-enfant-et-les-ecrans.fr
    • du dispositif PédaGoJeux et son réseau d’ambassadeurs.

    Par son plaidoyer comme par son action de terrain auprès des parents, l’Unaf est mobilisée pour que les parents obtiennent le soutien dont ils ont besoin pour faire face, en responsabilité, aux usages numériques de leurs enfants.

    Contact presse : Laure MONDET lmondet@unaf.fr 01 49 95 36 05

    CP-03-safer-internet-day.pdf
    PDF - 248.9 ko

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